« MAMAN ?!?!
- Quoi ?
- Tu peux venir m'aider ?
- J'arrive !... Qu'est ce qu'il t'arrive ?
- Tu pourrais... euh... m'enlever mon pansement ?
- D'accord, je vais tirai un bon coup sec... 3... 2... 1... ***SCHRAKKKK***
- AiiiiiiE.
- Voilà c'est fait, c'est très joli !
- Merci beaucoup.
- Mais attention, pas au soleil.
- Oui maman... »
Oui, il est beau mon tatouage, même plus que ça, c'est une ½uvre d'art, et elle est sur moi ! Je sors donc de chez moi, ma veste de cuir sur le dos. Et lorsque j'arrive au journal Doriane m'accueille avec un
« Tu es resplendissante aujourd'hui, c'est l'été qui te fais cet effet là ?
- Entre autre !
- Ouh, je suis sûre que c'est aussi la journée qui nous attend !
- On fait quoi ?
- Une interview exclusive.
- De ?
- Tokio Hotel !
- Trop forte la blague... Non, sérieux de qui ?
- Tokio Hotel !
- Bon une fois ça va mais deux, tu commences à devenir lourde là !
- Eh ! Comment tu parles à ton responsable de stage ! Puisque c'est comme ça je le ferai toute seule l'interview de Tokio Hotel, dit-elle en feignant la bouderie, dommage il paraît que ça les a emballés quand on leur a dit qu'il allait être interviewé par une fille de leur âge.
- Non mais... t'es sérieuse là ???
- Bien sûr ! Un journal s'est désisté hier et donc on a l'interview !
- OH putain...
- Ben alors ???
- Pardon... Punaise !
- Heureuse ?
- Je dirai plutôt abasourdie !
- C'est parti !
- QUOI ??? Tout de suite ???
- Pourquoi ? tu veux te remaquiller ?
- Non, mais je pensais que c'était cet après-midi.
- Non, non. Aller ! En voiture ! »
Je n'y crois pas, une salle, un photographe, la traductrice, Doriane, Saki, David, Georg, Gustav, Tom, Bill... et moi ?! Non décidément, je n'arrive pas à y croire. Doriane me donne quelques conseils lorsqu'il s'agit d'interviewé des étrangers. Les regarder dans les yeux quand ils parlent, et quand on leur pose des questions, même si il y a la barrière de la langue, il faut regarder la traductrice seulement quand elle parle, elle. D'accord, regarder dans les yeux. Hein ? REGARDER DANS LES YEUX ? J'acquiesce de la tête un peu perdue, un peu égarée. Doriane se gare. Un voiturier prend en charge la voiture, nous entrons dans l'hôtel en se frayant un chemin à travers les fans.
Le hall est stupéfiant, et on sent tout de suite que nous sommes dans un autre monde. On est chez les riches, me dit Doriane. Ouais, il n'y a pas de doute. Nous croisons Garou, ce qui me lance dans un fou rire abominable. Puis on vient nous chercher. Je tremble... Je ne sens plus mes jambes. Dans le couloir qui mène à la salle de rencontre, je vais jusqu'à perdre haleine, le souffle coupé, le c½ur à 1000km/h. Pas un bruit. Doriane entre dans la salle et là... Personne.
« Ils arrivent dans 5min » nous fait-on savoir.
Nous nous installons chacune dans un fauteuil, face au grand canapé où vont prendre place les quatre jeunes allemands. L'interprète s'installe à côté de nous, nous explique que nous sommes les premières à passer et que c'est une chance car ils seront de bonne humeur. David entre dans la salle, seul, il parle à Suzanne (traductrice), puis se tourne vers nous et nous serre la main. Il me sourit, il est vrai que nous nous sommes croisés déjà, a l'aéroport ou à la sortie d'un concert. Son sourire me détend, je lui rends la pareille. Mais voilà que dès que je me détends, ne serait-ce qu'on peu, j'entends des éclats de rire dans le couloir, des voix familières. Et David ajoute, comme si on en avait besoin :
« Sie kommen »

