Chapitre 6: Mauvaise blague...

21 juin, fête de la musique, premier jour de l'été. Je me lève de bonne humeur, j'enfile un pantalon noir, mes docmartens, et... un débardeur.

« MAMAN ?!?!
- Quoi ?
- Tu peux venir m'aider ?
- J'arrive !... Qu'est ce qu'il t'arrive ?
- Tu pourrais... euh... m'enlever mon pansement ?
- D'accord, je vais tirai un bon coup sec... 3... 2... 1... ***SCHRAKKKK***
- AiiiiiiE.
- Voilà c'est fait, c'est très joli !
- Merci beaucoup.
- Mais attention, pas au soleil.
- Oui maman... »

Oui, il est beau mon tatouage, même plus que ça, c'est une ½uvre d'art, et elle est sur moi ! Je sors donc de chez moi, ma veste de cuir sur le dos. Et lorsque j'arrive au journal Doriane m'accueille avec un


« Tu es resplendissante aujourd'hui, c'est l'été qui te fais cet effet là ?
- Entre autre !
- Ouh, je suis sûre que c'est aussi la journée qui nous attend !
- On fait quoi ?
- Une interview exclusive.
- De ?
- Tokio Hotel !
- Trop forte la blague... Non, sérieux de qui ?
- Tokio Hotel !
- Bon une fois ça va mais deux, tu commences à devenir lourde là !
- Eh ! Comment tu parles à ton responsable de stage ! Puisque c'est comme ça je le ferai toute seule l'interview de Tokio Hotel, dit-elle en feignant la bouderie, dommage il paraît que ça les a emballés quand on leur a dit qu'il allait être interviewé par une fille de leur âge.
- Non mais... t'es sérieuse là ???
- Bien sûr ! Un journal s'est désisté hier et donc on a l'interview !
- OH putain...
- Ben alors ???
- Pardon... Punaise !
- Heureuse ?
- Je dirai plutôt abasourdie !
- C'est parti !
- QUOI ??? Tout de suite ???
- Pourquoi ? tu veux te remaquiller ?
- Non, mais je pensais que c'était cet après-midi.
- Non, non. Aller ! En voiture ! »



Je n'y crois pas, une salle, un photographe, la traductrice, Doriane, Saki, David, Georg, Gustav, Tom, Bill... et moi ?! Non décidément, je n'arrive pas à y croire. Doriane me donne quelques conseils lorsqu'il s'agit d'interviewé des étrangers. Les regarder dans les yeux quand ils parlent, et quand on leur pose des questions, même si il y a la barrière de la langue, il faut regarder la traductrice seulement quand elle parle, elle. D'accord, regarder dans les yeux. Hein ? REGARDER DANS LES YEUX ? J'acquiesce de la tête un peu perdue, un peu égarée. Doriane se gare. Un voiturier prend en charge la voiture, nous entrons dans l'hôtel en se frayant un chemin à travers les fans.

Le hall est stupéfiant, et on sent tout de suite que nous sommes dans un autre monde. On est chez les riches, me dit Doriane. Ouais, il n'y a pas de doute. Nous croisons Garou, ce qui me lance dans un fou rire abominable. Puis on vient nous chercher. Je tremble... Je ne sens plus mes jambes. Dans le couloir qui mène à la salle de rencontre, je vais jusqu'à perdre haleine, le souffle coupé, le c½ur à 1000km/h. Pas un bruit. Doriane entre dans la salle et là... Personne.
« Ils arrivent dans 5min » nous fait-on savoir.

Nous nous installons chacune dans un fauteuil, face au grand canapé où vont prendre place les quatre jeunes allemands. L'interprète s'installe à côté de nous, nous explique que nous sommes les premières à passer et que c'est une chance car ils seront de bonne humeur. David entre dans la salle, seul, il parle à Suzanne (traductrice), puis se tourne vers nous et nous serre la main. Il me sourit, il est vrai que nous nous sommes croisés déjà, a l'aéroport ou à la sortie d'un concert. Son sourire me détend, je lui rends la pareille. Mais voilà que dès que je me détends, ne serait-ce qu'on peu, j'entends des éclats de rire dans le couloir, des voix familières. Et David ajoute, comme si on en avait besoin :




« Sie kommen »
Chapitre 6: Mauvaise blague...

# Posté le jeudi 12 avril 2007 12:50

Chapitre 7: coup de fil et petite tenue.

Chapitre 7: coup de fil et petite tenue.
Les rires approchent, je sens mon sang battre dans mes temps, j'ai l'impression que ma tête va exploser. Puis je les vois, tout les quatre, qui entrent dans la pièce, à mes côtés Doriane s'est levée, je tente de l'imiter mais mes jambes me font défaut, je m'appuie sur mon fauteuil et réussit à me lever. Je relève la tête, Gustav se trouve en face de moi, le regard interrogateur, je ne comprend pas, puis je baisse les yeux et vois qu'il me tend la main. M'excusant du regard je la lui sers. Puis c'est au tour de Georg, Tom et Bill. Ils s'installent en face de nous, et nous nous rasseyons, je jette un regard vers Doriane, elle me sourit pour m'encourager. Puis elle prend la parole:


« Tout d'abord, Bonjour !
- Bonjour ! répondent en ch½ur les quatre jeunes.
-Je me nomme Doriane et voici mon assistante, Gaëlle, qui en plus d'être un futur journaliste et une grande fan de votre musique et de vous donc. »

Mes joues se teignent de rouge, était-elle obligée de leur dire ?

« Aller, dis leur quelque chose, traductrice est là !
- Pas la peine, je parle allemand ! [j'écrirai tout de même les dialogues en français].
- Raison de plus ! »


Je me tourne alors vers mes illustres interlocuteurs et dans un allemand acceptable leur dit que je suis très heureuse de pourvoir les rencontrer après nombreuses de leur venues. Ils me disent qu'ils sont également enchantés de rencontrer une fan. Doriane entame ensuite son interview, et j'écoute religieusement tout leurs paroles. Je suis chaque mouvement de Bill, et bois leurs paroles sans retenue.


« Gaëlle, tu veux poser des questions, je sais que tu n'as pas eu le temps de préparer quelque chose mais vas-y il reste 10minutes.
- Je euh... d'accord... euh..., je me tourne vers les garçons, [le rouge est pour les dialogues en allemand]Maintenant que vous avez tourné pendant plusieurs mois pour promouvoir votre second opus « Zimmer 4.8.3 », quel regard portez-vous sur « Schrei so laut du kannst » ?
- Eh bien,
commence Bill, c'est vrai que les chansons de « Zimmer 4.8.3 » prennent une nouvelle dimension en live et je dois dire que je prend mon pied lors des concerts, mais on ne peut pas oublier que c'est grâce aux chansons de « Schrei » que nous avons commencé, et même si à présent nous les trouvons peut-être pas assez travaillé, nous les aimons toujours beaucoup.
- D'accord, ensuite, euh,
je balbutie, comment appréhendez-vous le concert de ce soir ?
- Plutôt bien,
répond Georg, nous avons fait de nombreux festivals en Allemagne et c'est le premier que nous faisons en France, nous sommes plus pressés qu'autre chose.
- De plus, ajoute Tom, qui dit forte chaleur et festival, dit fille en petite tenue.
- Rha toi alors !, rit Bill. »


Nous nous mettons tous à rire, je me sens bien à présent, à l'aise. Puis je sens mon portable vibrer, heureusement je l'ai mit sur silencieux, c'est Khad, je bredouille des excuses et décroche.

« Allo ?
- Gaëlle, ça va ?
- Khad, je n'ai pas eu le temps de te dire.
- Me dire quoi ?
- Je suis en pleine interview des T-H.
- Sérieux ?
- Oui, je suis dans le couloir, ils sont dans la pièce à côté et j'étais en train de leur parler.
- Putain, retourne-y !
- Avec le téléphone ?
- Oui ! fais genre tu as raccroché et en fait j'écoute tout !
- D'accord. »
Je reviens dans la pièce, il y règne un silence religieux, pesant.
« Excusez-moi...
- On ne décroche pas pendant une interview, me réprime Doriane.
- Pardon, dis-je en baissant la tête, je suis là pour apprendre... »

# Posté le jeudi 12 avril 2007 17:06

Modifié le samedi 14 avril 2007 03:27

Chapitre 8: Génération Portable

Je baisse les yeux, je ne sais pas trop quoi dire... Se faire reprendre devant ses idoles c'est pas la joie.


« Allez, boude pas, me dit Doriane en me passant la main dans le dos.
- Aïe !!!!
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Rien, tu as juste appuyé sur mon tatouage.
- Et alors ?
- Je l'ai fait il y a deux semaines.
- Ah... je vois... Mais tu as un tatouage ???
- Oui.
- Montre.
- Que se passe-t-il ? interroge Bill.
- Rien, elle veut voir mon tatouage.
- Ah oui fais voir ! »


Légèrement intimidé j'enlève ma veste de cuir et me tourne. Tom émet un sifflement.

« Il est très beau, me dit Doriane.
-Ich liiiieeebe !!!, fait Bill ce qui a le don de nous faire rire, tu en as d'autre ?
- Non j'ai juste un piercing à la langue... comme toi.
- Comme beaucoup de monde, dit-il un sourire aux lèvres, si tu voulais faire comme moi tu aurais fais l'arcade aussi.
- En effet, mais toi je sais que tu as des tatouages, mais tu ne veux pas les montrer. »


C'est à son tour de rougir.

« Fais voir tes bracelets, dit Gustav comme pour sauver son ami.
- Oh, juste un bracelet de vous, un Indochine, un Placebo et un Green Day.
- Que de point commun avec Bill, note Georg.
- On est fait pour s'entendre, j'ose.
- Peut-être bien, répond l'intéressé puis il marque un temps d'arrêt, euh Gaëlle, ton portable rigole...

- Merde ! Khadidja !
- Was ?
- Je crois que j'ai du mal raccrocher tout à l'heure est ma meilleure amie est restée au bout du fil
- Tu peux dire que tu as fait exprès, dit Tom, laisse-moi lui dire quelque chose.
- NoooN, mais trop tard il s'était emparé de mon portable.
- Hallo Khadidja ! Ich bin Tom von Tokio Hotel! Ich spreche nicht franzoich enschuldigung. Au revoir! ( Traduction: Salut Khadidja, Je suis Tom de Tokio Hotel, Je ne parle pas français désolé...)
- Tom, dis-je en récupérant mon bien, elle a du faire une crise cardiaque! »


Nous nous mettons à rire et David nous fait comprendre que notre temps est terminé. A contre c½ur, je me lève, serre la main aux garçons et part.


« Gaëlle ?
- Oui Suzanne ?
- Georg demande si tu viens au concert, pour que tu viennes ensuite en coulisse.
- Normalement oui, mais peut-être pas seule.
- Avec qui ?
- ma meilleure amie et sa s½ur.
- Trois filles ? ça devrait être surmontable. A ce soir donc ! »

Dans la voiture, je ne parle pas, et Doriane le comprend, et me laisse tranquille. J'ai des larmes qui perlent mes joues, une marque visible de l'émotion qui me tourmente. Je les ai vu, en chair, en os devant moi... Ils m'ont parlé... Et ce soir, ils veulent me revoir... J'espère que Khad et Kina vont venir... Doriane me dépose devant chez moi et me donne rendez vous à 21h30 sur l'esplanade de la Défense. Une fois chez moi, je retéléphone à Khadidja, elle est sous le choc, Tom lui a parlé au téléphone. LE Tom ! Je lui dis que j'ai une surprise pour elle ce soir et qu'il faut a tout prix que je les retrouve sa s½ur et elle, mais seulement toutes les deux. Elle ne comprend pas et cherche à en savoir plus, je ne lui dit rien.

Je suis prise soudainement d'une bouffée de féminité, et ouvre mon armoire. J'en sors une jupe courte, très rock, très belle. Je l'enfile, elle me va comme un gant. Je me fais les ongles des pieds avec du vernis noir et enfile mes chaussures à haut talons. Je m'attache les cheveux et me remaquille. Je suis prête, et demande à ma mère de me mener, ce qu'elle fait volontiers, à mon grand étonnement. Je n'ai pas eu le temps de lui raconter ma journée mais elle sait que je ne rentrerais pas cette nuit.

L'esplanade est noire de monde, mais je retrouve Doriane plus facilement que je ne l'ai pensé. Nous entrons dans la partie V.I.P et croise David, qui me fait la bise. Les Tokio Hotel montent sur scène et commencent un concert tonitruant. Après une heure et demi de show, ils sortent et s'en vont se réfugier dans leur loges. Je croise Saki, lui dit que je les rejoins quand j'aurais trouvé les deux s½urs et part. Dans la foule, j'entend :

« Gaëlle !!!! Gaëlle »

Je me retourne et là :

*
**
***
**
*


« Théo ? »
Chapitre 8: Génération Portable

# Posté le jeudi 12 avril 2007 18:04

Modifié le samedi 14 avril 2007 03:30

Chapitre 9: Le Nutella c'est fort en chocolat.

Chapitre 9: Le Nutella c'est fort en chocolat.
« Qu'est-ce que tu fais là ?
- Ben tu m'avais dit que tu venais voir tokio hotel alors j'ai pensé que j'avais peut-être une chance de te voir.
- Merci, dis-je intimidé, seulement je ne peux pas rester.
- Pas grave. Je suis avec des amis, je vais t'attendre d'accord ?
- D'accord ! »

En s'éloignant il dépose un baiser sur ma joue rosie. Il est beau.

Je retourne à la recherche de Khad et Kina qui m'attendent devant le McDo. Par chance, elles sont là et à l'heure. Elles veulent à tout prix connaître le fond de cette surprise. Je sais me montrer muette comme une carpe et cela les exaspèrent. Nous nous dirigeons vers les back-stage lorsqu'un grand homme nous fait face.

« On entre pas !
- Tenez, lui dis-je sortant mon pass presse, elles sont avec moi.
- Fallait le dire plutôt ma petite dame ! »


Il nous laisse passer sous le regard hébété de Khad et Kina.

« Tu peux faire rentrer des gens avec ta carte, m'interroge Khad.
- Euh normalement, non mais là j'ai eu un petit arrangement.
- Trop fort ! s'écrient les deux s½urs. »

Je cherche du regard un indice qui pourrait me permettre de trouver les loges des Tokio Hotel... Mais rien... Puis je croise David :

« David ! Je suis perdue !
- Ah tu es là, je te cherchais !
- Je te présente Khadidja ma meilleure amie et sa s½ur Sakina.
- Hallo ! disent-elles.
- Enchanté ! Bon suivez moi les filles, ils ont fini de se doucher.

- RHA Gaëlle, on a raté ça, t'aurais pas pu te dépêcher, dit Khad.
- Que dit-elle ?, demande David
- Rien, elle me dit juste qu'elle a envie d'aller aux toilettes.
- Hein ???, fais Khad, Non ! Euh.... (elle change de ton lorsque je lui écrase le pied) Euh... Oui oui Ich muss pipi machen !
- Ich auch, fais Sakina.
- Vous irez dans les loges, c'est bien plus propre, dit David »


Nous voyons enfin la porte avec l'écriteau « TOKIO HOTEL ». Je vois aux regards de mes deux puces qu'elles angoissent. David frappe à la porte, Georg ouvre, torse nu :

« Ah, Tu vois David, tu t'améliores tu les as trouvées en à peine une demi heure ! Salut les filles !
- Hallo Georg, dis-je.
- Guten Tag, fais Kina.
- Ha...Ha...Hallo, balbutie Khad de sa plus petite voix les yeux toujours rivé sur le torse imberbe du bassiste.
- Kommt her !!, crie la voix de Gustav. »

Georg nous laisse entrer, et nous voyons les trois autres acolytes autour d'une table où trône un énorme pot de Nutella. Nous nous installons dans un canapé à côté de la table. Khad et Kina sont pétrifiées :

« Vous vouliez pas aller aux toilettes ?, leur demande David.
- Euh oui, fais Kina.
- C'est ici, leur indique-t-il. »

Elles se dirigent vers la porte que leur a montré David et Khad me lance un regard affolé ce qui me fait rire plus que autre chose.

« Il leur arrive quoi ?, demande Bill
- Elles sont... surprises...
- Tant que ça ?
- Oui, je ne les avais pas prévenues !
- Je vois... Ca va toi depuis tout à l'heure ? Tu étais au concert ?
- Oui, j'étais là, c'était vraiment super.
- Mieux que le Zénith ?
- Ah je ne peux pas te dire ce n'est pas pareil !
- Il y a un moment que tu aimes en particulier ?
- J'adore quand vous jouez « In die Nacht ».
- Nous aussi, font les jumeaux en c½ur. »

Je souris touchée par la force qui lie ces deux-là... « Wir wollen zusammen sterben » (« Nous voulons mourir ensemble », citation d'un Bravo) c'est tellement fort...
Khad et Kina reviennent, plus détendue.

« Vous avez faim ? demande Gustav
- Un peu, dit Khad.
- Servez-vous, dit Tom une tartine de nutella à la bouche. »
Nous mangeons chacune une tartine, nous sommes légèrement intimidé de manger avec eux.
« Vous étiez pas là au Trabendo ? demande Bill.
- Siiii, répondons nous toute les trois.
- Vous avez aimé ?
- C'était trop bien, dit Kina
- Le meilleur, renchérit Khad !
- Nous aussi on a adorés, mais vous n'avez pas aimé le Bataclan ?
- Si, dis-je, mais voilà le Trabendo on était 650 et ça change tout, il n'y avait presque pas de groupe.
- Ouais c'est vrai, rajoute Khad, KEINE GROUPIE ! »



Les quatre garçons se mettent à rire. David nous dit qu'il faut malheureusement penser à partie car les garçons doivent décoller le lendemain pour retourner en Allemagne. Nous prenons quelques photos assez sympa (Nutella de rigueur !), et nous sortons de la loge. A peine une dizaine de mètre parcouru que nous entendons :

« KHAD ! »

C'est la voix de Tom, elle rougit se retourne :


« Oui Tom ?
- T'as oublié ton Labello.
- Ah... merci »


Kina et moi nous mettons à rire. Puis elle récupère son bien et Tom rajoute :

« C'était sympa ce soir, la prochaine fois qu'on vient, faites nous signe les filles.
- Mais ce sera quand la prochaine fois, demande Kina.
- Euh... je n'en sais rien...
- Ca se trouve c'est en novembre, vous nous aurez oublié !, dit Khad.
- Mais non, on ne va pas vous oubliez, bon comment faire, il réfléchit... JE SAIS !!!
- Quoi ?
- A part si ça vous dérange, donnez vos numéros à David, il vous tiendra au courant.
- Euh, t'es sur de toi ? tu ne ferais pas une overdose de Nutella ? dis-je.
- Non, je suis sérieux, d'habitude nos fans elles sont totalement absorbé par nous et en oublie que nous sommes du même âge que elles, vous c'était différent.
- Bon d'accord, nous écrivons chacune notre numéro sur un papier que nous lui tendons, Tiens. J'espère que ce n'est pas un mensonge, fais Khad.
- Je ne peux pas vous mentir, sinon au prochain concert vous allez me lancer des ½ufs pourris ! »



Nous rigolons puis nous séparons à contre c½ur. Khad et Kina se dirigent vers le métro, quand à moi... Je m'en vais retrouver mon charismatique comédien.

# Posté le vendredi 13 avril 2007 04:44

Chapitre 10: La fièvre du Jeudi soir...

Il est là, seul, assit sagement. Je m'approche et m'assois à ses côtés, il me sourit. J'ai des larmes plein les yeux, il le sait, je suis triste. Il passe son bras autour de mes épaules, je pleure à chaudes larmes. Je m'excuse platement pour mon pitoyable comportement, il me fait comprendre que ce n'est rien, qu'il comprend. Il est beau dans la nuit. « Alors, tu as vu Bill ? » Je lui réponds d'un sourire, il resserre son étreinte, je suis bien là.


« J'ai pas envie qu'ils partent... »



Il me console sans rien dire, car il n'y a aucune réponse à avoir. Je me lève, lui aussi. Son bras toujours autour de mes épaules nous marchons.



« On va où Théo ?
- La où nos pieds nous mèneront.
- Je n'ai pas envie de marcher.
- Tu veux faire quoi ?
- Je n'en sais rien. »



Je me remets à pleurer. Il me serre fort... très fort.



« Je veux rester là, tout le temps.
- Rien ne t'en empêche. »


Je ris, il m'embrasse sur le front.


« Tu es bouillante, je te ramène chez toi.
- Non ! J'ai dit à ma mère que je ne dormais pas chez moi.
- Viens chez moi alors, si tu veux.
- Eh bien, d'accord. »


Nous montons dans sa voiture, je somnole, et sens la fièvre monter. Chez lui, c'est petit mais cosy, j'adore. Il me couche sur le canapé, me prépare une tisane et un cachet.


« Repose-toi un peu.
- Théo ?
- Oui ?
- Merci.
- De rien.
- Théo ?
- Oui ?
- Reste avec moi. »


Il s'assoit sur le sol, à côté de moi. Je regarde sa bouche, j'ai une terrible envie de l'embrasser. Il sourit, surprend mon regard, je rougis. Je ferme les yeux, honteuse. Je sens un souffle sur mon nez, et il y dépose un baiser. Je rouvre les yeux, et pose mes lèvres sur les siennes. Il sourit de nouveau et pose sa main sur ma joue.

« Repose-toi. »



OoO



Je me réveille à cause de la lumière du jour, Théo est endormi au sol, encore habillé. Je le regarde dormir, ma fièvre est tombée. Il ouvre les yeux, se relève, m'embrasse du bout des lèvres.
« Bonjour »

Nous nous sourions. Il est beau. Mon portable se met à vibrer, j'ai oublié de l'éteindre hier.


« Allô ?
- Gaëlle, c'est David !
- Oh ! Je ne pensais pas que vous m'appelleriez si tôt !
- Eh bien tu t'es trompé.
- Que me vaut l'honneur de ton appel ?
- Les garçons sont partis tôt ce matin pour Hambourg car ils ont une émission télé importante mais ils reviennent dans deux jours.
- Dans deux jours ??? Mais pourquoi ?
- Ils font un concert à Marseille, tu as oublié ?
- AH oui !!!
- En tout cas ils ne s'arrêtent pas à Paris, ils changent juste d'avion, mais venez à l'aéroport, histoire qu'ils ne soient pas seuls.
- D'accord, mais mais, j'ai mon stage.
- J'appelle Doriane.
- D'accord ! à Samedi ! »




« C'était qui ?
- David, le manager des Tokio Hotel.
- Il te voulait quoi ?
- Me dire qu'ils revenaient bientôt.
- Je vais de nouveau pas te voir.
- Mais si ! ce sera l'histoire de une heure ou deux grand maximum »



Je ris, et l'embrasse. Il me raccompagne chez moi, et j'allonge sur mon lit, la tête dans le nuages.




Cet Homme, c'est DAVID JOST
le manager!
Chapitre 10: La fièvre du Jeudi soir...

# Posté le vendredi 13 avril 2007 05:20

Modifié le vendredi 13 avril 2007 10:54